Un des disques les plus précieux de Vincent Beer-Demander et Grégory Morello qui fit écrire ces mots au maestro Alberto Ponce, avec lequel ce brillant duo obtient en 2006 la fameuse Licence de Concert de l’École Normale de Musique de Paris : « Très beau disque que nous offre ici de jeunes musiciens. La technique au service de la musique. Bravo ! Ajouter une très bonne prise de son et le plaisir est complet. » De Scarlatti à Piazzolla en passant par Haydn et Verdi, ce disque prouve à quel point la mandoline et la guitare sont des
instruments complémentaires et peuvent chanter l’histoire de la musique avec un brio et une aisance particulière. Voilà ce que dit Florentino Calvo, grand professeur de mandoline parisien, à propos de Allant vers : « Un grand et beau voyage à travers les styles et les époques et de la musique avant toute chose. Le duo qui Chitaronne séduit par sa virtuosité, son élégance, sa finesse. Il illustre avec sensibilité et persuasion que mandoline et guitare, instruments populaires s’il en est, sont aussi infiniment nobles lorsqu’ils sont sous les doigts
d’authentiques musiciens. »
- Domenico Scarlatti (1685-1757) – Sonata K91
- Bartolomeo Bortolazzi (1772-1820) – Variazioni su tema di Haydn opus 16
- Enrico Marucelli (1873-1907) – Fantasia sull’Traviata
- Ariel Ramirez (1921-2010) – Alfonsiana y el mar
- Astor Piazzolla (1921-1992) – 4 Estaciones Portenas
- Atanas Ourkouzounov (1970) – Scherzo a modo mio
- Takashi Ogawa (1960) – Allant vers
Il est des instruments de musique comme des civilisations ou des espèces. Certains ont disparu, d’autres ont connu un âge d’or avant de s’éclipser ou de sombrer définitivement dans l’oubli, d’autres enfin on su évoluer, se modifier, s’adapter pour se forger une histoire, une identité, un répertoire. La mandoline aurait pu devenir un instrument de musée, elle le fut pendant un temps avant que le XXe siècle ne l’extraie des profondeurs abyssales où elle végétait, hibernant depuis près d’un siècle. Cette renaissance encore fragile, doit, sous peine de ne rester qu’un feu de paille, se forger à l’instar de la guitare, un répertoire de grande qualité et trouver les musiciens capables d’en être les interprètes. Dans ce disque, le Nov’mandolin Ensemble réunit le talent, l’énergie et l’enthousiasme nécessaires pour s’imposer comme l’un des acteurs majeurs et incontournables de ce renouveau. En faisant connaître ce répertoire original d’aujourd’hui et en suscitant auprès des compositeurs celui à venir, ils donnent par la qualité de leur travail, vie et forme à un répertoire, à une formation instrumentale. Outre de brillantes adaptations pour cette formation originale des musiques de Piazzolla ou Gismonti, ce disque propose des créations d’un très haut niveau
musical signées Vincent Beer-Demander, Marc Grivel et Dimitri Nicolau. Il constitue en outre l’un des premiers enregistrements français de créations pour orchestre à plectre de ces dernières décennies.
- Astor Piazzolla (1921-1992)
- Tanguedia
- Concerto para quinteto
- Vincent Beer-Demander (1982)
- Marc Grivel (1954) – Arcalune
- Raffaele Calace (1863-1934)
- Danza e cantabile op.30
- Impressioni orientali op.132
- Dimitri Nicolau (1946–2008) – Danza degli amici
- Egberto Gismonti (1947) – Agua e Vinho
Tous deux originaires de la légendaire île d’Ischia, au large de la baie de Naples, Fabio Gallucci et Antonio Pilato nous offrent ici un disque sur le thème du voyage. Aux côtés d’oeuvres de compositeurs italiens contemporains tels que Luca Iacono ou Antonello Paliotti, on trouve ici de séduisantes musiques italiennes d’inspiration populaire composées par Fiore, Lama, Calace, de Angelis ou de Mura. D’un sud à l’autre, le duo Gallucci-Pilato nous emporte en Amérique latine et rend hommage aux musiciens emblématiques du continent sud américain que sont Astor Piazzolla, Ernesto Nazareth, Jacob do Bandolim ou encore le jeune et talentueux Hamilton De Holanda, véritable icône moderne du bandolim brésilien. Un disque à la fois inspiré, raffiné et servi par deux authentiques musiciens, deux virtuoses italiens jouant une musique riche et ensoleillée, à l’image de leur région natale.
- Astor Piazzolla (1921–1991)
- Adios Nonino
- Invierno Porteno
- Ave Maria
- Francesco Fiore / Gaetano Lama – Tutta pe’ me
- Ernesto Nazareth (1863-1934) – Brejeiro
- Luca Iacono (1972) – Ron y cola
- Antonello Paliotti (1963) – Variazioni sul basso di tarantella
- Raffaele Calace (1863–1934) – Doux souvenir
- Jacob do Bandolim (1918-1969) – Receita di Samba
- Hamilton de Holanda (1976) – Valsa em si
- De Angelis / De Mura – Isola Verde
Qui n’a jamais entendu un des concertos pour mandoline d’Antonio Vivaldi ? Aussi célèbre que les Quatres Saisons, le Boléro de Ravel ou le Concerto d’Aranjuez. Comment donc ne pas rendre hommage à celui que l’on appelait « le prêtre roux » et qui composa plus 200 concertos pour des instruments aussi différents que le violon, le hautbois, la trombe marine, le luth ou la mandoline. Les notes répétées qui débutent le concerto en Do, semblent évoquer ce qui deviendra plus tard le trémolo. Quant au concerto en Ré ainsi que les deux trios, on ne sait pas véritablement s’ils ont été composés pour le luth baroque ou le luth soprano autre nom désignant la mandoline. Presque aussi célèbre que Johann Adolf Hasse, dit « il Sassone » le virtuose Emanuele Barbella fut un compositeur prolifique pour mandoline, que l’on disait un peu fou. Ces sonates, duos, Concertos témoignent d’une grande originalité où l’humour y tient une large
place. Malgré ces incessants voyages, Barbella restera toujours napolitain dans l’âme, n’hésitant pas à mettre en musique les scènes amoureuses du pays de la sérénade, même dans ses oeuvres maîtresses comme son concerto et ses duos avec basse dédiés au Baron Wurmser.
- Antonio Vivaldi (1678-1741)
- Concerto RV 93 per mandolino e cordi in Re maggiore
- Concerto RV 540 per mandolino e cordi in Re maggiore
- Trio RV 82 per mandolino, violino e basso in Sol minore
- Trio RV 85 per mandolino, violino e basso in Do maggiore
- Johann Adolf Hasse (1699-1783) – Concerto per mandolino e cordi in Sol maggiore
- Emanuele Barbella (1718-1777) – Concerto per mandolino e cordi in Re maggiore
Un disque en trio résolument contemporain et moderne qui présente des oeuvres connues du répertoire comme les trio de Herman Ambrosius, de Dimitri Nicolau ou de Yasuo Kuwahara mais également des créations composées spécialement pour les musiciens de ce disque par Marc Grivel, Jean-Yves Bosseur, Vincent Beer-Demander et Francois Rossé qui nous livre ici inénarrable « Faire de langue », titre éponyme de l’album. Toutes les facettes de ces trois instruments à cordes pincées y sont abordées dans un discours résolument moderne et parfois même avant-gardiste. La maîtrise technique de ses musiciens et le choix original répertoire font de ce disque un produit d’une grande rareté pour la découverte d’un nouveau répertoire dédié à la mandoline. Francois Rossé évoque ici avec poésie ses impressions : « …de la langue à la main, l’animal donne un rituel au fantôme des impossibles réponses dont on ne pourra soulever que
les questions… C’est peut-être cela un bout de ce qui active l’humanité et donne des ailes à nos chers interprètes… »
- Hermann Ambrosius (1897-1983) – 4 Stücke fur mandoline, mandola & gitarre
- Vincent Beer-Demander (1982)
- Centaures pour mandoline et mandole
- Berceuse d’Alexandre pour mandole
- François Rossé (1945) – Faire de langue pour deux mandolines et guitare
- Dimitri Nicolau (1946-2008)
- Strassenmusik N°18 opus 215 for mandolin and guitare
- Moresca op.261 con 2 mandolini e chitarra
- Yasuo Kuwahara (1946-2003) – Thema and Var.from Weaving Girl for 2 mandolins & guitar
- Jean Yves Bosseur (1947) – Alphabet pour deux mandolines
- Marc Grivel (1954) – Grivelerie n°5 pour mandoline et mandole
La commande faite par La Confédération Musicale de France et Ars Nova pour composer un mouvement de concerto pour violoncelle et l’Orchestre National de France coïncide avec l’annonce d’une nouvelle tragique dans ma vie. Le premier mouvement de mon concerto pour violoncelle, l’âme de fond va donc puiser cette musique assez sombre et violente, au plus profond de mon âme, laissant l’auditeur comme ravagé après une tempête dans les eaux troubles de ma musique. L’âme de fond est créé en juillet 2009 par Isabelle Veyrier sous la direction de Philippe Nahon. Le deuxième mouvement, Vagues du ciel constitue le miroir opposé du premier. Composé dans un contexte harmonique majeur assumé, il débute comme des gouttes tombant du ciel et
développe un discours musical, dont le principal objectif est de communiquer à l’auditeur une image, un affect. Ce deuxième volet est dédié à mon ami Pablo Tognan dont sa grande maîtrise (tant musicale qu’instrumentale) m’a entre autres inspiré une cadence diabolique tout en taping où le violoncelliste se transforme en véritable guitar heros avant de rejoindre l’orchestre pour une ultime mélodie : Song of the Rainbow. »
Vincent Beer-Demander
- Vincent Beer-Demander (1982) – Concerto pour violoncelle : 1er mouvement : L’âme de fond
Le XVIIIème siècle finissant, propice à l’aspect délicat de la mandoline, constitue le siècle d’or de cet instrument méditerranéen et ce n’est donc pas un hasard si bon nombre de grands compositeurs s’y intéressent. C’est le cas de Ludwig Van Beethoven, qui composa vers 1796 pour la comtesse De Clary plusieurs compositions pour mandoline et claviers dont l’Adagio ma non troppo WoO 43b, d’une grande poésie et d’un lyrisme saisissant. Mais c’est véritablement en 1810 que nait la première oeuvre d’envergure pour ce duo original: la Grande Sonate pour mandoline et piano en trois mouvements de Johann Nepomuk Hummel. Raffaele Calace, est l’un des principaux représentants de la mandoline dite « romantique ». Sa Fantasia poetica opus 56, se fait le lointain écho des aubades et sérénades amoureuses, déployant arpèges, gammes et trémolos séduisants. Par leurs nombreuses oeuvres, Hans Gal et Armin Kaufmann, contribuent vivement au renouveau de cet instrument au tout début du XXème siècle, alors en vogue chez les viennois si l’ont s’en réfère à l’utilisation qu’en font Malher, Schoenberg, Webern et
Krenek. Dietrich Erdmann, disciple de Hindemith signe une remarquable sonatine où le second mouvement, grave et solennel, laisse planer l’ombre de la mort.
- Johann Nepomuk Hummel (1778-1837) – Grande Sonata in C-dur pour mandoline et pianoforte
- Ludwig Van Beethoven (1770-1827) – Adagio ma non troppo Wo043b für mandoline und klavier
- Raffaele Calace (1863-1934) – Fantasia poetica opus 56 per mandolino e pianoforte
- Hans Gal (1890-1987) – Partita opus 50 für mandoline und piano
- Armin Kaufmann (1902-1980) – 3 stücke opus 63 für mandoline und piano
- Dietrich Erdmann (1917–2009) – Sonatine für mandoline und piano
- Astor Piazzolla (1921-1992) – Ave Maria pour mandoline et piano
Un disque indispensable pour découvrir le repertoire mandolinistique en trio, préfacé par le célèbre mandoliniste luxembourgeois Juan Carlos Munoz : « Il est bon de savoir qu’il existe des artistes qui prennent le temps de réaliser des disques qui sont une nourriture pour l’esprit autant qu’un régal pour les oreilles et qui se donnent la peine de chercher un répertoire original. C’est le cas du Nov Mandolin Trio. Pour nombre de connaisseurs, la musique de chambre est la plus haute forme de l’art musical, et ce n’est pas un hasard si beaucoup de compositeurs ont écrit leurs plus grands chefs-d’oeuvres dans ce genre intimiste. L’interprétation du Nov Mandolin Trio à qui l’oeuvre de Dimitri Nicolau, Hans Gal ou Norbert Sprongl est désormais familière, se révèle d’une très haute qualité. Trop longtemps restée dans l’ombre cette musique inédite s’impose aujourd’hui avec ce mélange de grandeur et de charme que ces interprètes mettent parfaitement en lumière. Le programme est ambitieux, magnifiquement interprété et propre à séduire les auditeurs. Ce sont des artistes aguerris à ce genre de répertoire souvent austère qui échappe à l’ennui grâce à de fréquentes ruptures rythmiques. Le jeu de ces artistes est expressif, leurs dynamiques d’une grande flexibilité, la souplesse de leurs phrases imprégnées de chaleur et de générosité et leur virtuosité extraordinaire. Enfin un nouveau CD avec des oeuvres originales peu connues du grand public. »
- Vincent Beer Demander (1982) – Obsession pour mandoline, mandole, mandoloncelle
- Hermann Ambrosius (1897-1983) – Trio in A moll für 2 mandolinen und mandola
- Hans Gal (1890- 1987) – Suite für drei mandolinen, op. 59b
- Igor Stravinsky (1882-1971) – 5 pièces pour mandoline, mandole et mandoloncelle
- Norbert Sprongl (1892-1983) – Trio pour 3 mandolines op13
- Dimitri Nicolau (1946-2008) – Trois portraits op 263 pour 2 mandolines et Mandole
Le premier disque solo de Vincent Beer-Demander salué par son homonyme brésilien Hamilton de Holanda : « Un beau disque pour les amoureux de la mandoline et de la musique en général. Vincent se promène avec facilité entre différentes atmosphères musicales et harmoniques autant comme interprète que comme compositeur. Sa mandoline nous emporte. Une Merveille ! ». Entré en musique avec le groupe Queen; Vincent Beer-Dmeander grandi en écoutant Piazzolla, en jouant Calace, se nourrissant de l’oeuvre d’un Stravinsky, d’un Bartok, d’un Prokoviev, chantant Nougaro, Ferré ou Morricone, croisant le chemin de ses amis Hamilton de Holanda , Mike Marshall, Ricardo Sandoval… Ce disque se revendique de toutes ces influences et Mandolinomania c’est tout cela à la fois, une sorte de carnet de route ! Si vous entendez des oiseaux qui chantent pendant qu’il joue, c’est que ce disque a été enregistré avec au Calvaire de Castillon,
en Ariège et qu’il a été décidé de laisser s’exprimer cette nature luxuriante ! Mandolinomania c’est aussi un hommage à ses amis Florentino Calvo, Annick Robergeau, Alexandre Boulanger, Cécile Valette, Patrick Vaillant et tous les autres, pour qui ces pièces ont été écrites et arrangées. Alors bienvenue sur ce bateau mandoline, il part de Marseille pour Venise, Bastia, l’Ile de Ré, Londres, San Francisco, Rio de Janeiro, Caracas, Buenos Aires…
- Ennio Morricone (1928-2020)
- Once Upon a time in America pour mandoline
- Cinema Paradisio pour mandole
- Vincent Beer-Demander (1982)
- Tombeau à Raffaele Calace pour mandoline
- Balada para Piazzolla pour mandole
- Queen’s Rapsody pour mandoloncelle
- Romance d’Erbalonga pour mandole
- Alba pour mandole
- Ricardo Sandoval (1971) – Entre las Sombras pour mandoline
- Mike Marshall (1957) – Gator Strut pour mandoloncelle
- Hamilton De Holanda (1976) – Saudade do Futuro pour mandole
- Claude Nougaro (1929-2004) – Ile de Ré pour mandole
- Léo Ferré (1916-1993) – Avec le temps pour mandoline